De quoi le « vin de femme » est-il vraiment le nom ?

Vin de femmeNous connaissons tous cette fameuse idée, comme quoi il existerait bien du vin fait pour les femmes. Alors info ou intox ?

Dans l’imagerie populaire, elles préfèrent le vin blanc moelleux, liquoreux, les vins pétillants, sucrés, comme le Montbazillac, le Jurançon, le Champagne ou encore le Lambrosco. Pour ce qui est des vins rouges, on parle souvent de vins « légers » ou encore « fruités ».

Qu’en est-­il vraiment du vin de femme ?

Un ami sommelier m’a confié qu’il pouvait orienter ses clients en fonction, évidemment de ce qu’ils vont manger, mais également de la composition de la table, si il s’agit d’une table exclusivement composée de femmes, alors il confesse souvent partir, pour les vins rouges, sur des vins du nord, comme des Bourgognes ou des vins rouges d’Alsace par exemple. Il lui semble qu’en majeures parties elles seront plus à apprécier ce genre de vins.

Oui mais voilà, en réalité nous fonctionnons tous, hommes ou femmes, de la même manière dans nos différences de goût, et le fait d’être un homme ou une femme, ne change pas grand chose.

Je pense aujourd’hui que ce que voulait me dire le sommelier en question, c’est qu’il voulait éviter de surprendre les demoiselles avec un vin ayant trop de caractère, et il ne tarda pas de se faire rappeler à l’ordre par une de ces dames, qui lui expliquait qu’elle préférait le vin plus charpenté. Il n’y a pas de vérité dans ce domaine, nous sommes tous humains avant tout n’est-ce pas ?

Goûter et goûter encore

En règle générale, il est vrai que les vins plus subtils est plus fins, sont plus faciles à boire, et déclencheront moins de réactions vives que des vins passés en fûts de chêne par exemple. Donc que ce soit pour des hommes ou des femmes, si vous devez choisir du vin pour des personnes dont vous ne connaissez pas les goût vous prendrez moins de risque avec des vins de Loire ou de Bourgogne, et vous pourrez autant créer la surprise.

Si vous souhaitez choisir une bouteille pour une demoiselle dont vous ne connaissez pas les goûts ce genre de vins pourront très bien aller, pour l’originalité changez des classique, et tentez un vin blanc sec du Jura par exemple. Mais la seule vérité c’est qu’avant de savoir réellement ce que vous aimerez, hommes ou femmes, il vous faudra goûter et goûter encore. Par chance notre pays est rempli de vins fabuleux qui ne demandent qu’à être dégustés.

Et vous que pensez vous du fameux « vin de femme » ?

Idée cadeau : le vin de garde, toujours d’actualité?

Vin de gardeJe ne sais pas pour vous, mais de mon côté un nombre bien trop grand de personnes faisant partie de mon entourage sont nés en avril ! À croire qu’il y a une période de reproduction particulière pour les êtres humains au mois d’août 🙂  Toutes généralités douteuses mises à part, vous l’aurez peut être compris cette idée cadeau à un rapport direct avec les anniversaires.

En effet, il y a un cadeau toujours très apprécié pour celui qui le reçoit, boire un vin du millésime de son année de naissance. Le genre de cadeau que souvent les proches ont préparés depuis 18 ou 20 ans.

Quand on y réfléchit c’est un peu bizarre d’être autant touché par un tel cadeau, peut être que c’est parce que cela donne l’impression de l’aboutissement d’un long moment, où vous savez que la personne qui a achetée cette bouteille 20 ans plus tôt, n’a cessée de se projeter à ce fameux moment où vous l’ouvrirez ensemble !

Mais voilà, quelle bouteille choisir pour que ce moment ne tourne pas à la catastrophe gustative ?

Choisir un vin qui se gardera et se sublimera pendant 20 ans. Dans l’évolution du vin, il est important de considérer 4 phases :

  1. Jeunesse
  2. Maturité
  3. Apogée
  4. Déclin

N’importe quel vin gardé assez longtemps, passera par ces 4 phases, néanmoins selon le vin, la durée de ces phases peut se dérouler en quelques années comme en décennies.

Aussi l’idéal est de trouver un vin qui se situera proche de son apogée au moment de l’ouverture, ici nous cherchons un vin pour lequel cela sera le cas 18 ou 20 plus tard. C’est là que ça devient mission impossible. En effet aujourd’hui les vins sont beaucoup moins stables, et très très peu pourront arriver à destination.

Quand j’ai commencé cet article, je suis allé voir un caviste et je pensais qu’il y aurait beaucoup plus de vins susceptible d’être gardés 20 ans qu’en réalité. Son verdict, sans appel : à part les grands vins rouges (comme des grand Bordeaux, où il faut y mettre un sacré prix, et encore rien est sûr), on oublie directement les Bourgogne ( 5 et 10 ans max de garde), il conseille de ce tourner vers de bons liquoreux, qui reviendront moins cher et qui tiendront mieux la longue garde. Un bon Jurançon, ou un Sauternes, si vous pouvez vous le permettre, pourquoi pas un Château d’Yquem.

Faire bien attention au millésime

En effet en fonction de cela, votre bouteille sera plus propice ou non à une garde qui le sublimera. Tournez vous vers un caviste d’expérience, qui saura vous conseiller sur quelques bouteilles pas forcément très connues, mais qui pourront peut être servir votre but – comme pour des projets d’investissements finalement (cf. cet article) !

Une fois le Graal trouvé, veillez a bien le conserver, à l’obscurité, dans l’idéal une température entre 10°C et 15°C, humide mais pas trop, et un lieu où l’air circule. Nous verrons dans un prochain article tout ça en détails.

Une fois la date du grand jour arrivé il y a un petit indice qui peut nous permettre de savoir si le vin sera oxydé ou non. En pratique le vin ne doit pas descendre en dessous de la limite du goulot. En effet si c’est le cas cela nous renseigne sur la qualité du bouchon et le risque d’oxydation du vin. Il serait dommage d’attendre si longtemps pour se rendre compte que finalement le vin n’est plus buvable.

En conclusion, aujourd’hui ce cadeau longtemps mis en avant, semble devenir compliqué, à part si vous pouvez vous permettre de mettre une grosse somme dans un grand vin rouge, il vous faudra réaliser une bonne recherche avant de trouver la perle qui se gardera si longtemps, pour un bon prix chercher dans les blancs liquoreux, sous le conseil avisé d’un caviste, car il faut faire attention aux millésimes et aux domaines de production.

Partagez vos découvertes et expériences similaires dans les commentaires. Et vous votre idée vin cadeau ?

Crédit photo : @bhavyeshacharya

D’où proviennent les arômes?

Quand on entend quelqu’un parler d’arôme de banane ou de fraise, on a généralement la première fois tous la même réflexion, WTF ?? qu’est ce que cela vient faire dans le vin ?? et moi personnellement je ne reconnais rien de tel !

Nous allons voir qu’en effet ces arômes sont présents et pourquoi. Ces informations vous donneront de précieuses indications sur le vin (cépages utilisés, famille du vin, millésime pour les plus affûtés etc.) ce qui vous permettra de faire vos accords mets-vin par exemple.

Il existe trois catégories d’odeurs : l’arôme naturel, les arômes identiques naturels, et artificiels. Il n’est pas nécessaire cependant d’approfondir ces catégories pour ce qui nous intéresse.

Ce qu’il faut savoir c’est qu’il s’agit d’une affaire de molécules. Dans les faits on ne retrouve pas d’odeur de laurier, ni d’odeur de citron à l’état pur, dans aucun vin. Il s’agit d’ensembles de composés ayant des structures moléculaires proches ou voisines. Par exemple, l’acétyl-pyridine dégage une odeur de pain grillé, une odeur que l’on retrouve dans certains chardonnays. Dans les sauvignons on retrouve une odeur proche de l’anéthol, composé présent dans la badiane, l’anis ou le fenouil.
Plusieurs composés donnent l’illusion d’un aliment bien distinct, comme la banane, la fraise, le champignon etc.

Alors comment ces arômes se retrouvent dans le vin ?

Pour faire simple, pendant la vinification, se déroule une fermentation alcoolique et malolactique (transformation de l’acide malique en acide lactique), des molécules se transforment et l’on voit apparaitre de nouvelles molécules odorantes qui peuvent donner l’illusion d’odeurs bien connues (fraise, banane, anis etc.)

Bien sur pour reconnaître les arômes dans le vin il faut d’abord les avoir identifier séparément au préalable, donc prochainement nous verrons dans un nouvel article, un exercice ludique qui vous permettra de mettre des arômes en mémoire.

Comment s’équiper pour une dégustation de vin réussie ?

La dégustation de vin parfaiteAvant de rentrer dans le cœur de la dégustation de vin, il est important d’éclaircir un point. Il existe une idée reçue selon laquelle la qualité d’un vin est une valeur absolue, et que peu importe la manière dont il est dégusté, il sera bon pour tout le monde, dans n’importe quel verre, décanté ou non etc. Nous allons voir que ce n’est pas le cas.

La dégustation de vin est avant tout subjective ! Peu importe son niveau de connaissance dans le vin, les impressions, les perceptions et ressentis, formeront à chacun une représentation du vin différente. Aussi beaucoup de choses rentrent en jeu dans l’appréciation de celui-ci. Autant se mettre dans les meilleures conditions pour se faire plaisir en dégustant.

Les verres pour une dégustation de vin parfaite

Le verre a une importance capitale dans la dégustation, il va définir notre première impression, il doit mettre en valeur l’élégance du vin ( un beau verre à pied vous procurera une meilleure impression qu’une tasse à café ).

La forme du verre et sa contenance sont primordiales, en effet selon la forme, le verre révèlera certains arômes au nez et certains goûts en bouche selon l’endroit où le verre déposera le liquide ( le bout de la langue révèle le sucre, le fond de la langue révèle l’acidité).

Cela ne transformera pas un vin ordinaire en très bon vin, mais il sera révélateur de plusieurs aspects du bon vin. C’est comme si vous regardiez un bon film sur une vieille télé transistor puis ensuite au cinéma, le film est le même mais il y a de fortes chances que vous l’appréciez plus au cinéma.

Privilégiez un verre à pied avec un long pied fin, une épaule large ( l’épaule est la partie la plus large du verre), et qui se resserre au niveau de la bouche.

A savoir : Les verres de vins sont faits généralement pour être remplis jusqu’à l’épaule, de manière à avoir la bonne contenance quand vous pencherez le verre jusqu’à votre bouche, mais aussi pour pouvoir faire tourner le vin sans le renverser, afin de libérer les arômes.

Les tires bouchons adaptés

Les tires bouchons ont eux aussi leurs importances, et pour bien comprendre pourquoi et lequel choisir je vous conseille de regarder la vidéo Ouvrir une bouteille de vin :

Le résultat pour un meilleur rapport fonction/qualité/prix reste de loin le sommelier.

La carafe qui convient

Une carafe à vin peu avoir deux utilités :

  • soit faire aérer un vin jeune, pour atténuer quelques inconvénients dû au jeune âge et harmoniser le tout
  • soit pour faire décanter un vin âgé, en séparant le vin de son dépôt

Il faut éviter les carafes de type larges et plates, ce sont les plus répandus, mais elles offrent un trop grand contact avec l’air et libèrent trop rapidement les arômes, de plus elle ne sont pas pratiques pour servir. Optez pour une carafe de type « canard ».

Les facultatifs :

  • Un bec verseur bouchon
  • Collier de bacchus (collier anti-gouttes)

Si vous avez regardé la vidéo sur les tires bouchons, vous avez sans doute remarqué à quel point il est important d’éviter le plus possible tout contact entre le vin et toutes parties en contact avec l’ancienne capsule, afin d’éviter que le goût du vin ne soit altéré par diverses particules ( poussières par exemple ). Ces deux objets après leur usage premier pourront favoriser cette protection lors d’une dégustation de vin.

Posez-nous des questions dans les commentaires si vous souhaitez avoir plus de précisions et découvrez nos stages d’oenologie – ceux de Strasbourg par exemple 🙂 – pour découvrir le matériel utilisé.

Comment déchiffrer une étiquette de bouteille de vin?

Aujourd’hui nous allons voir comment décrypter l’étiquette d’une bouteille de vin. En effet qui n’a jamais été perturbé lorsque il s’agit de choisir une bouteille de vin ? Les étiquettes sont riches d’informations utiles. Entre les mentions obligatoires et les mentions facultatives, vous avez de nombreuses informations à portée de main, sur la qualité d’une bouteille.

Prenons une étiquette :

Je met en évidence les différentes mentions obligatoires surlignées en rouge, et les mentions facultatives en vert.

Dans un premier temps nous avons les mentions obligatoires (encadrées légalement) : L’appellation d’origine contrôlée, et nom de l’appellation :

La contenance et le niveau d’alcool :

Nom ou raison sociale et adresse de l’embouteilleur :

Ici la mention « Domaine » peut être un gage de qualité.
Numéro de lot, pays d’origine, « contient des sulfites » :

Sur toutes les bouteilles vous devez retrouvez un numéro de lot, il permet la traçabilité du vin, ensuite la mention du pays d’origine, ici « product of france » et la mention « contient des sulfites », rassurez vous c’est le cas dans la plupart, voir quasiment toutes les bouteilles aujourd’hui, ce sont des résidus de sulfate de cuivre (bouillie bordelaise) mis par le vigneron sur les vignes pour les protéger contre le mildiou par exemple.
mention femme enceinte :

Les mentions facultatives :

Ici quelques exemples, avec le logo, la mention « mis en bouteille à la propriété » et la mention « vin de bourgogne » ( vous verrez certaines fois les mentions « grand vin de bourgogne, ou bordeaux », « bordeaux supérieur » etc. C’est mentions ne sont absolument pas encadrées légalement, il s’agit simplement d’une opération marketing).

Attention aux médailles !

Bien souvent dans les supermarché aujourd’hui vous trouverez des vins avec des médailles sur l’étiquette, comme médaille d’or, d’argent par exemple. Il existe tellement de concours, que bons nombres de vins réussissent à être médaillés. Ce n’est en aucun cas un signe de bonne qualité et ça n’en fait pas un grand vin, là aussi il s’agit d’opération marketing.

En revanche on peut faire sortir du lot deux concours nationaux, synonyme de qualité :

Le concours des vignerons indépendants

Le concours générale agricole

A bientôt pour un prochain article, et n’hésitez pas a devenir fan sur facebook et nous faire partager vos commentaires.

Bien commencer le secret des pros !

Nous en arrivons donc aux exercices d’apprentissage !

Comme vous le savez, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas ! Aussi vous, et seulement vous, pourrez savoir quel vin vous fait vibrer, donc cette approche doit être personnelle et passe par l’expérience. Il vous faut goûter ! Et vous inscrire en mémoire un répertoire de goûts et d’odeurs !

Je vais à mon tour vous prodiguer le même conseil que j’ai reçu et vous livrer le secret pour bien apprendre. Si vous voulez vous former vous pouvez aussi suivre une formation comme en propose Le Vin sur la Lune par exemple.

Afin de reconnaître la typicité du vin et de vous faire une bonne mémoire olfactive et gustative, il vous faut commencer par des mono­cépages ! C’est comme en musique il est préférable d’avoir entendu chaque instrument séparément, si on veut les identifier dans un groupe, et c’est à cette condition que vous saurez quel genre d’instrument et de musique vous aimez !

Au même titre qu’on ne peut pas dire que la guitare soit mieux que le piano, il en est de même par exemple, entre le pinot noir et le chardonnay !

Vous seul après l’avoir goûté pourrez savoir ce que vous préférez.

Vous pouvez commencer la découverte des différents mono-cépages par régions (plusieurs mono-cépages de Bourgogne par exemple) ou 1 par familles de vins différents( ex: 1 mono-cépage Bourgogne, puis 1 mono-cépage Bordeaux etc.), c’est comme vous l’entendez! Concentrez vous cependant durant le premier mois, soit sur les blancs, soit sur les rouges. Je reviendrais dans de futur article sur les différents cépages.

Et c’est à mon tour que je vous lance un défi !

Dans les 30 jours qui arrivent, je vous propose de commencer à éduquer votre palais et votre mémoire du vin, en buvant avec attention 2 mono­ cépages de votre choix (voir 3 pour les plus motivé) parmi cette liste. N’hésitez pas à demander à un caviste de vous trouver un mono-cépage, ou de regarder sur le net quelle bouteille il existe en mono-cépage de la variété de vigne que vous aurez choisi. Ensuite dégustez et noter vos impression.

Vous pourrez ainsi faire partager vos découvertes, avis et expériences via les commentaires, et si vous voulez être informé des prochains articles inscrivez vous aux flux RSS ( icône semblable wi-fi en haut a gauche de la page) ou devenir fan sur facebook.

A très bientôt !

Découvrez la méthode d’apprentissage du vin !

La vocation de ce blog est de vous permettre de découvrir et d’apprendre le vin, avec simplicité et je le souhaite, de manière accessible, même si vous débutez complètement dans ce domaine.

Comment apprécier le vin? Lequel en fonction de quoi? Pour quelles raisons? Comment le choisir? Par rapport à ce que l’on mange ? Que cuisiner en fonction d’un vin que l’on apprécie particulièrement? Quel est la différence entre les différents vins (Bordeaux, Bourgogne, etc.)? Quelle place peut prendre le vin dans nos interactions sociales?

Un très bref aperçu du nombre de question que l’on peut se poser, et pour lesquelles nous nous efforcerons d’y apporter des réponses.

Apprendre le vin ou l’œnologie ?

Même si l’appréciation du vin peut demander quelques connaissances fondamentales propre à l’œnologie, il n’y a pas besoin d’être œnologue pour apprécier les différents aspects de ce domaine, et ce n’est pas le but !

Il s’agit justement d’aborder le vin en toute simplicité, avec cependant un maximum de justesse, et de rendre ce monde plus accessible, et que vous puissiez devenir un amateur de vin accompli, sans pour autant avoir 5 ans d’études à votre actif.

Et étant un monde longtemps monopolisé par le sexe masculin, nous ferons tribune de la vision des femmes sur le sujet, pour qui, les avis et les ressentis, sont à mon sens trop méconnus.

Apprendre le vin vous fournira bientôt ici tous les outils, vidéos, schémas, plans, photos, conseils, suivis, liens utiles (sites, blogs, livres), qui vous permettrons de devenir incollable sur ce sujet et de toujours faire mouche !


Par où et comment commencer pour apprendre le vin ?

Commencer à apprendre le vinVous débarquez sur ce blog, et vous avez envie d’en apprendre plus sur le vin, ou vous débutez complètement ? Dans ce cas c’est parfait ! Nous allons reprendre à zéro et découvrir tout ça ensemble !

Il y a quelques temps, au cours d’un repas de famille, j’ai vécu un moment fascinant !

Durant les fêtes de fin d’année, la grand mère qui sort le grand jeu, faisant plus de plats qu’il n’est humainement possible d’en consommer ! Durant ces repas on a souvent dans notre entourage le fameux « spécialiste du vin » attitré, celui qui débouche de bonnes bouteilles et prend plaisir à vous les faire découvrir – si ce n’est pas le cas, le prochain spécialiste attitré ce sera vous!

Généralement, j’apprécie le vin qui est débouché dans ces moments là, même si parfois ce fût moins le cas et que j’en venais à me demander si réellement le vin était bon, où si c’est moi qui ne savait pas l’apprécier. Je me suis rendu compte qu’il y avait un peu des deux !

Et ce moment est arrivé au cours de ce re
pas.

« Mr Vin » débouche un Bourgogne, un Auxey­-duresses, je n’avais jusqu’à ce moment là, jamais bu de Bourgogne, et je peux vous dire que je suis instantanément tombé amoureux !

Là je me suis dis à partir de maintenant j’ai envie de connaitre et de vivre cette sensation tout le temps ! Du coup je me suis promis d’en apprendre plus et de savoir pourquoi ce vin m’avait fait un tel effet. Quelques jours après, enthousiasmé par cette expérience, j’ai fait le tour de plusieurs cavistes et sommeliers afin de savoir par où et comment commencer à apprendre. Quel est l’approche la plus pertinente!

Tous sont unanimes quand à la manière d’apprendre, et que parfois une vie entière ne suffit pas à en faire le tour, il sont tous d’accord pour dire qu’il faut commencer par les cépages ! Si ce mot vous fais peur, c’est normal, j’ai moi même eu l’impression qu’une montagne se dressait devant moi, mais rassurez vous ce mot deviendra très rapidement synonyme de plaisir pour vous !

Qu’est ce qu’un cépage ?

Un
cépage est une variété de vigne (Chardonnay, Merlot, Sauvignon etc.) cette variété est la subdivision d’une espèce. Un peu comme les pommes si on veut, il existe beaucoup de variétés de pommes, et il en est de même pour la vigne et le raisin.

Le vin est produit à partir de ces différents cépages. Aussi on trouvera des vins mono­cépage, c’est à dire produit à partir d’une seule variété de vigne, ou des vins assemblés, c’est à dire composés de plusieurs variétés (Grenache & Syrah ou encore Chardonnay & Sauvignon etc.).

Beaucoup de facteurs rentrent en compte dans le goût définitif du vin, et tout commence dans le champ de vigne ! Tout d’abord avec le fameux cépage, l’exposition au soleil de la vigne, le climat, la composition et structure des sols, le travail du vigneron, le moment de l’ouverture de la bouteille etc…

Aussi vous pourrez trouver une même variété de vigne cultivée à deux endroits, et le vin aura un goût complètement différent.

Mais vous l’aurez compris, la base de la base c’est la connaissance des cépages, la façon de reconnaître la typicité du vin ! Pour découvrir tout ça, une bonne idée est de participer à un stage d’oenologie : vous y partagerez vos sensations  avec des professionnels et des amateurs, c’est le meilleur moyen pour progresser.

En attendant que vous vous inscriviez, dans le prochain article, nous verrons les exercices pratique d’apprentissage et je vous livrerai le secret pour bien commencer à apprendre !

Les 7 erreurs à ne pas commettre pour l’accord mets/vins

L’accord mets/vins, peut être le domaine le plus délicat quand on commence, il s’agit de mettre en valeur le plat, le vin mais aussi tout le repas, afin de créer ce subtil équilibre, cette cohérence dans le déroulement du repas qui mettra tout le monde d’accord.

Pour ce faire il est déterminant de ne pas tomber dans les pièges classiques, et donc d’éviter les 7 erreurs majeurs.

1. Ne jamais commencer par un vin sucré.

En effet, si vous commencez par un vin sucré à l’apéritif ou sur l’entrée, vous aurez déjà saturés vos papilles de sucres et d’alcool, et tout les vins que vous déciderez de mettre ensuite n’auront pas d’intérêts. Et la suite du repas sera compromis.

2. Respecter l’équilibre des forces, et rester cohérent.

Si il y a une chose primordiale dans l’accord mets/vins c’est la cohérence, vous devez tenir compte de l’évolution du repas et avec elle un fil conducteur entre les différents plats et les différents vins. En règle générale il est préférable de commencer par les vins les plus acides puis finir avec les plus sucrés.

Vous pouvez ainsi commencer par un vin mousseux ou un champagne, puis continuer avec un vin blanc sec ou un rosé, ensuite un rouge, puis un vin moelleux.

3. Ne pas mettre la star dans les premiers vins.

Même si souvent on a envie de faire découvrir la meilleure bouteille dans les premiers moments du repas, aussi impatient qu’un enfant le jour de noël, ne donnez pas l’opportunité à vos invités de regretter le vin précédent, si vous sortez votre meilleur bouteille à l’entrée pour passer sur un vin moyen ensuite, alors le fil conducteur est brisé et la montée en puissance échoue, ce qui fera perdre tout intérêts à la dégustation.

Respecter le crescendo, une tête d’affiche ne joue jamais en premier

4. Un bon vin ne se marie pas avec tout.

Très important ! vous pouvez ouvrir une bouteille d’un des meilleurs vins, si le plat avec lequel vous l’accompagnez n’est pas adapté alors autant boire de la piquette !

Il faut en premier lieu respecter l’intensité du vin, créer un équilibre entre les saveurs du plat, les arômes du vin et son caractère. Si vous ouvrez un Bourgogne même le meilleur et que vous le servez avec un gibier, autant jeter directement le vin dans l’évier !

Procéder toujours de manière cohérente, par exemple:

  • pour les entrées de types Carpaccio, poisson, asperge, entrées fraiches, fines etc., partez plutôt sur un
    vin blanc sec de cépages Sauvignon ou Gros Manseng.
  • pour les plats de types Poisson grillée, Homard, Langoustine, viande blanche légère, partez sur un blanc
    sec de type Chardonnay ou Viognier.
  • dans ce même type de plats avec en plus des abats, rôtis, plats fins, en rouge vous pouvez
    l’accompagner d’un Bourgogne (Pinot noir) ou un Trousseau évolué du Jura.
  • pour les plats épicés pas trop puissant, ou cuisine méditerranéenne vous pouvez prendre un Côte du Rhône (Syrah).
  • enfin les plats plus puissants, viande rouge, plats épicés il sera conseillé de partir sur un Bordeaux (Merlot) par exemple.
  • finalement pour les plats très puissant type civet, daube, gibier, un vin bien charpenté comme du Malbec (Cahors) ou même un Bordeaux puissant fera tout à fait l’affaire.

5. Jamais ou presque… de Champagne au dessert !

Même si l’on a coutume de le servir au dessert, il faut oublier, faute grave !

En effet le champagne (brut ou extra brut) plutôt acide, conviendra très bien à l’apéritif ou sur une entrée avec des agrumes par exemple, mais le sucre du dessert fera ressortir le côté acide du champagne ce qui peut devenir très désagréable. Si vous souhaitez vraiment finir sur du Champagne choisissez plutôt un Demi­sec, qui malgré son nom est le plus doux des trois.

6. Le vin rouge et le fromage.

Comme vu dans l’article précédent seulement certains fromages se prêtent volontiers aux vins rouge. la plupart s’accommoderont mieux avec du blanc. (voir l’article sur le vin et le fromage)

7. Ne pensez pas qu’avec vos propres goûts.

Le vin est un domaine subjectif, aussi il est important de ne pas créer d’écarts ou de fautes de goûts avec les plats que vous servirez, ce n’est pas parce que vous aimez le Bordeaux bien charpenté et tannique qu’il en sera de même pour vos convives.

Même si le vin est subjectif, la manière la plus efficace pour ne pas se tromper est de suivre une logique d’accord mets/vins en évitant les erreurs que l’on vient de voir, et tout va bien se passer ! Et ma foi, si vous voulez ouvrir votre Bordeaux favoris pensez à préparer un plat qui va bien avec.

Enfin comme vous le savez, recevoir c’est avant tout faire plaisir, comment ne pas penser aux goûts de vos invités, et surtout aux femmes, il est plus probable en rouge, qu’elles aiment des vins plus fins et subtils comme un bon Bourgogne qu’un Fronton.

N’hésitez pas à apporter des précisions, informations supplémentaires ou questions dans les commentaires.

Commander et choisir le vin en restaurant

Le moment bien connu où l’on se retrouve devant la carte des vins, et on ne sait pas vraiment quoi choisir. Dans la plupart des cas on se dit vin blanc ? vin rouge ? et on s’arrête sur un vin qui nous parait avoir un prix correct dans une famille de vin que l’on connait (bordeaux par exemple).

En fonction de ce que vous commandez, n’hésitez pas à demander l’avis du sommelier, si toutefois il y en a un dans le restaurant où vous vous trouvez. Si ce n’est pas le cas, fonctionnez avec la méthode accord mets/vins.

Que faire pendant le moment où le sommelier verse un fond de verre ?

Si vous allez dans un restaurant où un sommelier est présent, il y a le moment qu’on préfère, celui où le sommelier nous sert un fond de verre et nous regarde intensément. Je me suis souvent demandé ce que ce bonhomme attendait, avec son regard inquisiteur qui dit » tu as intérêt de l’aimer sinon ça va pas bien se passer ! « , si je dis que le vin est mauvais qu’est ce qu’il se passe ?! il me saute au coup, me rit au nez ?

Il vous regarde et vous fait goûter le vin dans le seul but de savoir si le vin a un défaut. Prenez bien le temps de le sentir, de le goûter pour voir si il est bouchonné, oxydé, si il a une mauvaise odeur ou une odeur de liège, ou si vous ne sentez rien. Dans tout les cas si vous avez un doute demandez lui de le goûter et de vous le confirmer. Si le vin a un quelconque défaut il vous le changera.

Si en revanche le vin est bon, voir même excellent, n’hésitez pas à le lui faire remarquer, il sait que le vin est bon puisque c’est lui qui l’a mis sur la carte, mais il sera ravi de l’entendre.

Que faire si le vin n’a pas de défaut mais qu’il n’est vraiment pas bon ?

C’est un peu plus délicat, dans la majorité des cas les restaurateurs vous proposeront la même cuvée, ce qui ne sert à rien puisqu’il sera le même. Si vous vous y prenez bien et que le mec est conciliant il vous en proposera un autre, dans ce cas là vous pouvez remercier son geste.

Faites attention à la température.

Si le vin est servi trop chaud l’alcool ressortira est il vous paraitra lourd, si en revanche il est servi trop froid l’acidité et les tannins ressortiront, le refroidissement peu aussi masquer les défauts, donc méfiez vous si on vous dit qu’on vous sert un vin rouge très frais.

Le carafer si besoin.

Cela est souvent le cas pour les vin rouge et blanc jeune, si vous sentez que le vin mérite d’être assagi, ce qui peut être le cas pour les vins à structure tannique, comme un bordeaux par exemple, vous pouvez demander au sommelier de le passer en carafe, rassurez vous il ne se fâchera pas, bien au contraire.