4 types d’association vin et fromage indispensables à respecter

Association vin et fromageIl existe une idée reçue selon laquelle on boit du vin rouge avec le fromage, nous allons voir à quel point cette idée est fausse, seuls certains fromages se marient avec le vin rouge et vous verrez que c’est loin d’être le cas pour la majorité.

Autant certaines associations vin rouge / fromage vont sublimer votre moment dégustation, autant elles pourront complètement l’anéantir. En effet un vin rouge associé au mauvais fromage, rendra le fromage complètement amer en bouche, autre possibilité, soit c’est le vin qui passera inaperçu en bouche soit c’est le fromage, dans une association met/vin le rôle de ces deux éléments est de mettre réciproquement l’autre en valeur. Si l’accord est correctement réalisé alors la dégustation sera pleine de surprise !

Les 4 associations à respecter :

  1. Avec les fromages de chèvres et brebis : Il est fortement conseillé d’associer le fromage de chèvre à un vin blanc sec (type Sauvignon, Chardonnay, Gros Manseng ). En effet, le fromage de chèvre est un fromage plutôt fin et il trouvera un meilleur équilibre accompagné d’un vin blanc sec qui ne prendra pas le dessus sur le fromage et inversement.
  2. Avec les fromages à pâtes persillées ( roquefort, bleu, Fourme d’ambert etc.) : L’association la plus juste se fera avec les vins blancs doux, moelleux, liquoreux ( à noter que doux, moelleux, liquoreux, définissent le niveau de sucre dans le vin). Plus le fromage est affiné plus il vous faudra aller vers le liquoreux, moins il est affiné, plus il vous faudra aller vers le doux.
  3. Avec les fromages de vaches (comté, beaufort, salerce etc.): Il faudra s’orienter vers un rouge fin et pas trop puissant, comme un Bourgogne (pinot noir) ou un Côte du Rhône évolué (vieilli) ou encore un Château neuf du pape.
  4. Avec les fromages de vaches puissants (Munster, Maroilles, Bethmale affiné): Il vous faut un vin capable de rivaliser avec la puissance de ces fromages, comme un Cahors ou un Madiran, ou encore un Bordeaux fût de chêne.

Pensez surtout que le vin est là pour créer un équilibre avec ce que vous dégustez, aussi plus le fromage est puissant plus vous pouvez rentrer dans les rouges puissants, et plus le fromage est fin plus il faudra rentrer dans les blancs secs.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires, impressions ou encore de nous faire partager vos découvertes pour les associations vins/fromages et si vous préparez une dégustation de vin, cet article pourrait vous intéresser !

Le test ultime pour mémoriser les arômes

Il y a quelques semaines j’ai rencontré Lionel BES, Sommelier au Pois Gourmand, restaurant gastronomique à Toulouse (31), Et au cours de l’interview il m’a parlé d’un jeu à réaliser à l’apéritif par exemple entre amis ou lors d’une dégustation de vin, ce que nous allons voir dans cet article.

Vous retrouverez très bientôt en bonus l’interview complète de Lionel BES, consacrée à la méthode pour bien commencer le vin et progresser rapidement.
La mémoire olfactive, est peut être la mémoire la plus dur à se représenter. En effet combien de fois vous est-il arrivé de sentir quelque chose et d’avoir le nom sur le bout de la langue ? De se dire » tiens je connais cette odeur, mais impossible de mettre un nom dessus ! » Plutôt frustrant vous n’est ce pas ?
Voici le Test conseillé par Lionel BES.
Ce jeu consiste à vous faire ou à acheter un coffret d’arôme, où l’on va retrouver un ensemble d’odeurs diverses et variées. Ce test servira également aux amoureux de la cuisine pour la création de recette par exemple.

Vue la multitude d’arômes qu’il est possible de retrouver dans le vin, il serait très difficile voir impossible de tous les rassembler dans un même coffret, aussi il est conseillé de composer son coffret avec 2 à 3 arômes par famille d’arômes, avec peut être plus d’arômes issus des familles, florales, fruitées, épicées.
LE JEU :
Une fois votre coffret composé (Entre 25 et 50 arômes), chaque contenant doit être identique aux autres, l’idéal étant de les noter avec un numéro, et de reporté ces numéros et l’arôme auquel il correspond sur une feuille a part, pour vérifier les résultats.

Il s’agit de faire un test à l’aveugle, chaque participant reporte sur une feuille en faisant correspondre à un numéro l’arôme qu’il pense reconnaitre. Si les participants ont beaucoup de mal à trouver, pour simplifier le jeu, on peut toujours donner une liste des arômes présents et ils n’auront plus qu’à les faire correspondre avec les numéros.
Je vous laisse choisir l’enjeu, que se soit pour le gagnant ou le perdant
Dans l’idéal à la suite de ce jeu, faire déguster un mono-cépage comme le Syrah caractérisé par ses arômes de fruits rouge, cassis. Afin que vos convives retrouvent certains arômes du jeu dans le vin.
Voici une liste parmi différentes familles d’arômes, afin de vous aider à composer votre coffret :
Les familles d’arômes :
Arômes Floraux : Jasmin, rose, violette, aubépine, églantine, chèvrefeuille, magnolia, pivoine, iris,
géranium, muguet, lilas, lys, mimosa, chrysanthème, fleur d’acacia, de pommier etc.
Arômes Fruités : Fraise, fraise des bois, fraise tagada, banane, cassis, mûre, abricot, prune, châtaigne, litchi, ananas etc.
Arômes minéraux : Pierre à fusil, silex, terre, mine de crayon etc.
Arômes Épicés : Anis, gingembre, badiane, cannelle, vanille, réglisse, miel, baie de genièvre, caramel, muscade, pavot, clou de girofle, curry, cumin etc.

Arômes fines herbes /Aromates : Thym, romarin, laurier, basilic, citronnelle, lavande, camomille, bergamote, verveine, coriandre etc.
Arômes Végétaux : Paille, prairie, foin, fougère, eucalyptus, herbe etc.
Arômes Boisés : Bois, bois humide, bois sec, etc.
Arômes Balsamique : Cèdre, résine de pin, camphre, sapin, sève de bois, musc, cire d’abeille etc. Arômes de sous bois : champignon, humus, truffe etc.
Arômes chimique : souffre, alcool a brûler, acétone etc.
Arômes Empyreumatiques : Brûlé, toasté, pain grillé, encens, tabac etc.
Arômes alimentaire : Bonbon, beurre, Guimauve, etc.
Animales : Gibier, cuir, faisandé, fourrure etc.

Les 6 trucs à savoir pour choisir son vin de soirée

Choisir le vin pour une soiréeNous connaissons tous ces soirées qui débutent par un apéro en appartement, prémisse d’une soirée arrosée, avant les bars et boites en tout genre. Il y a toujours quelques bouteilles de vins, douteuses parfois, un peu considérées comme un second choix, derrière le punch ou le whisky. Pas souvent une réelle source de plaisir, car souvent c’est le vin que l’on choisi sans conviction pour ne pas arriver les mains vides.

Il y a aussi celui qui arrive avec soi disant un super vin, qu’il tient avec fierté comme un trophée. Oui mais voilà il arrive bien souvent que le vin ne soit pas à votre goût et qu’il fasse effet d’un joli pétard mouillé.

Ne soyez plus cette personne là ! Et si ce fût votre cas quelques fois, comme ça l’a été pour moi, je le confesse, cet article devrait vous permettre de changer tout ça en source de plaisir et découverte pour vous et vos amis. Et de remplacer l’éternelle bouteille de Tariquet que tout le monde connait et a déjà pratiqué trop de fois.

Choisir le vin en fonction du moment

Si il s’agit d’un repas, je vous laisse consulter l’article sur les accords mets/vins. Si il s’agit de l’apéritif, dans ce cas, j’ai pu remarquer qu’il y avait plusieurs choses qui fonctionnait bien. Si par exemple on est en fin d’après midi et qu’il fait chaud, il est préférable de partir sur un vin blanc sec assez fruité, mais éviter peut être les blanc moelleux et liquoreux, qui avec la chaleur fera énormément ressortir le sucre et donc qui risque de vite devenir écœurant.

Si au contraire vous êtes en soirée avant le repas un vin rouge du nord ( Loire, Bourgogne, Alsace etc.), fin, subtil et fruité, peut tout à fait convenir, il peut se boire seul et se suffire à lui-même. En revanche je trouve qu’en général un vin très tannique, élevé en fût de chêne, comme la plupart des Bordeaux par exemple, fait moins grand effet auprès des gens à ce moment de la soirée.

Évitez le vin quand il devient un second choix

Le vin a une place secondaire en soirée généralement, car c’est l’alcool que beaucoup de gens ramène quand il n’ont pas forcément les moyens d’acheter du rhum ou du whisky, donc on se rabat sur un vin de moindre qualité car il ne coute pas cher, mais forcément il n’est pas toujours bon. Heureusement on peut boire du très bon vin même avec un budget serré.

Les vins étrangers et de petits producteurs

Pour un budget très raisonnable ( entre 4 et 10 euros) vous pouvez trouver du très bon vin. Je pense notamment à des vins étrangers comme des vins du Chili, nation montante dans le vin, vous trouverez des vins très bon a faible prix qui égaleront sans problème certains vins français a 15-20 euros la bouteille.

Vous pouvez aussi voir un caviste pour qu’il vous conseille un vin de petits producteurs, qui pour un prix raisonnable sera parfois bien meilleur que la très grande majorité des vins de supermarché.

Évitez donc le plus possible le vin de supermarché

Il est vrai que la plupart du temps dans ces tranches de prix, le vin dans les supermarché est loin d’être extraordinaire, ne prêtez pas attention à l’idée reçu consistant à dire que le vin chez le caviste est plus cher qu’en grande surface, chez un caviste il y en a pour toute les bourses, et il vous fera découvrir des bouteilles méconnues qui valent le détour.

Soyez celle ou celui qui fait découvrir de nouvelles expériences

Il existe un bon nombre de vins très particulier, complètement surprenant, qui changera la routine de vos apéros. Par exemple, il existe des vins blancs avec un goût très prononcé de miel, aussi surprenant que terriblement bon (Dordogne). Faites vos petites recherches ou chez un caviste pour dénicher ce genre de vins.

Un avis personnel

Quand je pars pour un apéritif avant un grosse soirée par exemple, j’aime bien les vins rouges légers et fins du nord ( cités plus haut ). Cela plait en général à quasiment tout le monde, et même si c’est du rouge il plait aussi bien aux hommes qu’aux demoiselles. Pour les blancs, je préfère un blanc sec bien fruité en essayant de faire découvrir autre chose que le Montbazillac ou le Tariquet.

Et vous ? Comment faites­-vous pour choisir votre vin de soirée ? Quel est votre dernier souvenir agréable de vin en apéritif ? Faites partager vos avis dans les commentaires !

Réussir l’examen visuel – les 3 étapes de la dégustation

Comprendre les sensations avec le vinComme nous avons pu le voir dans l’article précédent nous formons nos impressions sur un vin en fonction de nos représentations issus de nos récepteurs sensoriels, ici, essentiellement la vue, l’odorat et le goût.

Pendant la dégustation chacun de ces sens est mis à contribution afin de récupérer le maximum d’informations sur le vin que l’on est en train de boire.

Même si aimer un vin ou non est subjectif, il n’en reste pas moins que les informations récoltées durant la dégustation consistent à nous éclairer sur la composition et le comportement objectif du vin.

La dégustation se compose donc de 3 étapes :

  1. l’examen visuel
  2. l’examen olfactif
  3. l’examen gustatif

Il est primordial de respecter cette ordre précisément.

Étape 1­ – L’examen visuel

Tout d’abord la couleur du vin ( couleur de la robe ) avec : l’intensité, indicateur de la richesse du vin, un vin léger aura une couleur légère (côte du Rhône par exemple) un vin avec une couleur plus intense sera plus riche (Bordeaux par exemple). Le climat rentrant en jeu, un vin du sud (plus ensoleillé et températures plus hautes) aura une robe plus intense et soutenue qu’un vin du nord (températures et ensoleillement plus faibles) qui aura une robe plus légère.

L’examen visuel

Ensuite sa nuance, indicateur de l’évolution du vin, la couleur varie selon son évolution :

  • pour le rouge, il pourra varier du rouge violacé à rouge orangé
  • pour le blanc, du blanc vert au jaune orangé

La limpidité, indicateur de présence ou non de particules en suspension qui pourraient altérer les perceptions gustatives. La viscosité, indicateur de la présence et concentration des alcools et des sucres, qu’on appellent composés visqueux. Ils s’observent après avoir fait tourner le verre, où le liquide qui reste accroché aux parois du verre dessine ce qu’on appellent les « jambes » ou les « larmes ». Cela donne une idée sur le velouté et la richesse du vin.

La brillance, c’est à dire la propension au vin de refléter la lumière, un vin brillant sera indicateur d’acidité, à contrario, un vin mat sera plus moelleux, plus gras. Dans le prochain article nous verrons la deuxième étape de la dégustation : l’examen olfactif !

Réussir l’examen gustatif à coup sûr – les 3 étapes de la dégustation

Nous entrons maintenant dans la dernière étape de la dégustation : l’examen gustatif. Cette étape vous l’aurez compris est la plus importante, mais aussi certainement celle où l’on prend le plus de plaisir.

Le goût est une addition de plusieurs sensations, entre les saveurs ( au niveau de la langue), les arômes (voie nasale indirect) tactiles ( onctuosité du vin, rugosité etc.) thermiques (température du vin) sensations chimiques, salivation etc.

Cette étape va mettre en évidence:
– Les saveurs : salé, sucré, acide, amer
– Les sensations tactiles : texture du vin (onctueux, rondeur etc.)
– Les sensations thermiques : température du vin
– La salivation : information sur le caractère du vin
– L’équilibre ou déséquilibre : acidité/moelleux pour les blancs ; acidité/moelleux/tannins pour les rouges
– La persistance aromatique intense : la longueur en bouche du vin.
Façon de procéder:
Dans un premier temps, mettre en bouche une petite quantité de vin et laisser rentrer un filet d’air, pour procéder à la rétro­olfaction (comme vu dans le précédent article, la voie rétro-nasale permet de sentir les arômes en expirant l’air par le nez lorsque l’on a le vin en bouche). A ce moment la vous pouvez avaler ou recracher.

Les étapes de l’analyse du vin en bouche :

A chaque stade, on pourra qualifier le vin de fluet, mince, étroit, svelte, léger, étoffée, corpulent, robuste, charpenté, massif ou énorme. En d’autres termes on qualifiera la puissance et la structure du vin.
– L’attaque : qui correspond aux premières sensations (lors des deux ou trois premières secondes en bouche),
– Le développement ( ou milieu de bouche) : les sensations acides qui apparaissent ainsi que les sensations astringentes liées au tannins provoquant un assèchement aux niveaux des gencives accompagné de cette sensation rugueuse.
– La finale : On parle de persistance aromatique intense, c’est-à-dire combien de temps les arômes sont­ils présents une fois le vin avalé ou recraché. On parle ici de la durée de présence des arômes, à ne pas confondre avec les autres sensations du type acidité ou astringence. On compte la longueur en bouche en « Caudalie » ( 1 caudalie = 1 seconde ).
Un vin modeste se situe autour de 2 caudalie, un grand vin autour de 8.

Une fois tous les éléments déterminés, nous pourrons nous intéresser à l’équilibre ou déséquilibre, c’est à dire l’harmonie qu’offrent tous les éléments entres eux. Pour les blancs, on notera l’équilibre entre son acidité et son moelleux, pour les rouges l’équilibre entre acidité/moelleux/tannins.

Vous savez maintenant quelles sont les étapes pour déguster un vin, nous approfondirons bientôt les éléments qui les composent, comme les arômes par exemple.

Réussir l’examen olfactif à coup sûr – les 3 étapes de la dégustation

Nous entrons dans la partie la plus intrigante du vin : Les arômes. Nous allons voir dans cet article la manière de procéder pour les sentir et les percevoir. Au risque de me répéter, le fait de percevoir différents arômes ou parfums pendant la dégustation, n’a pas pour but de se faire briller en société (« humm, très agréable ce petit côté fraise »  pas vraiment d’intérêts), en revanche il va vous permettre de reconnaitre les différents types de vins, et vous créer une mémoire olfactive qui vous aidera notamment dans le choix de votre bouteille pour l’accord mets et vin.

Au début quand je me suis intéressé au vin, je ne pouvais m’empêcher de me dire : » Mais qu’est ce qu’ils racontent avec leurs arômes de banane, de cassis ou de cuir ?!! Ça n’a pas de sens ! « . Et puis finalement on se rend compte que c’est le cas, ce qui rend la dégustation encore plus fascinante.

Nous verrons donc dans un prochain article d’où proviennent ces arômes, que font-ils dans le vin, et comment les reconnaître.

Passons à l’examen olfactif :
Il se compose de plusieurs parties : par voie nasale, comprenant deux étapes ( « le premier nez », « le
deuxième nez ») et par voie rétro­nasale. Par voie nasale:
– La première étape consiste à humer le vin, à peine servi, pour sentir les odeurs, c’est ce que l’on appelle « le premier nez« .
– La seconde étape consiste à faire tourner le vin dans le verre pour l’aérer, pour sentir d’avantage d’odeurs, c’est « le deuxième nez« .
Par voie rétro­nasale:
La troisième étape se réalise lorsque le vin est en bouche, afin de sentir les arômes que l’on ne pouvait pas percevoir dans le verre. On laisse rentrer un filet d’air, afin de bien aérer le vin et le diffuser entièrement dans la bouche ( c’est à ce moment là où la plupart des gens peu habitués se demandent : » Mais c’est quoi ce délire ?!, Pourquoi tu fais ça avec ta bouche, arrête de faire le malin »  .
Ces différentes étapes vont nous permettre d’analyser toute une gamme de parfums sur trois critères :
– L’intensité (faible, intense)
– La qualité (agréable, désagréable)
– Le caractère ( fruité, végétal, floral, minéral, boisé, épicé etc. ) Très bientôt nous verrons d’où proviennent ces arômes.
J.R.

De quoi le « vin de femme » est-il vraiment le nom ?

Vin de femmeNous connaissons tous cette fameuse idée, comme quoi il existerait bien du vin fait pour les femmes. Alors info ou intox ?

Dans l’imagerie populaire, elles préfèrent le vin blanc moelleux, liquoreux, les vins pétillants, sucrés, comme le Montbazillac, le Jurançon, le Champagne ou encore le Lambrosco. Pour ce qui est des vins rouges, on parle souvent de vins « légers » ou encore « fruités ».

Qu’en est-­il vraiment du vin de femme ?

Un ami sommelier m’a confié qu’il pouvait orienter ses clients en fonction, évidemment de ce qu’ils vont manger, mais également de la composition de la table, si il s’agit d’une table exclusivement composée de femmes, alors il confesse souvent partir, pour les vins rouges, sur des vins du nord, comme des Bourgognes ou des vins rouges d’Alsace par exemple. Il lui semble qu’en majeures parties elles seront plus à apprécier ce genre de vins.

Oui mais voilà, en réalité nous fonctionnons tous, hommes ou femmes, de la même manière dans nos différences de goût, et le fait d’être un homme ou une femme, ne change pas grand chose.

Je pense aujourd’hui que ce que voulait me dire le sommelier en question, c’est qu’il voulait éviter de surprendre les demoiselles avec un vin ayant trop de caractère, et il ne tarda pas de se faire rappeler à l’ordre par une de ces dames, qui lui expliquait qu’elle préférait le vin plus charpenté. Il n’y a pas de vérité dans ce domaine, nous sommes tous humains avant tout n’est-ce pas ?

Goûter et goûter encore

En règle générale, il est vrai que les vins plus subtils est plus fins, sont plus faciles à boire, et déclencheront moins de réactions vives que des vins passés en fûts de chêne par exemple. Donc que ce soit pour des hommes ou des femmes, si vous devez choisir du vin pour des personnes dont vous ne connaissez pas les goût vous prendrez moins de risque avec des vins de Loire ou de Bourgogne, et vous pourrez autant créer la surprise.

Si vous souhaitez choisir une bouteille pour une demoiselle dont vous ne connaissez pas les goûts ce genre de vins pourront très bien aller, pour l’originalité changez des classique, et tentez un vin blanc sec du Jura par exemple. Mais la seule vérité c’est qu’avant de savoir réellement ce que vous aimerez, hommes ou femmes, il vous faudra goûter et goûter encore. Par chance notre pays est rempli de vins fabuleux qui ne demandent qu’à être dégustés.

Et vous que pensez vous du fameux « vin de femme » ?

Idée cadeau : le vin de garde, toujours d’actualité?

Vin de gardeJe ne sais pas pour vous, mais de mon côté un nombre bien trop grand de personnes faisant partie de mon entourage sont nés en avril ! À croire qu’il y a une période de reproduction particulière pour les êtres humains au mois d’août 🙂  Toutes généralités douteuses mises à part, vous l’aurez peut être compris cette idée cadeau à un rapport direct avec les anniversaires.

En effet, il y a un cadeau toujours très apprécié pour celui qui le reçoit, boire un vin du millésime de son année de naissance. Le genre de cadeau que souvent les proches ont préparés depuis 18 ou 20 ans.

Quand on y réfléchit c’est un peu bizarre d’être autant touché par un tel cadeau, peut être que c’est parce que cela donne l’impression de l’aboutissement d’un long moment, où vous savez que la personne qui a achetée cette bouteille 20 ans plus tôt, n’a cessée de se projeter à ce fameux moment où vous l’ouvrirez ensemble !

Mais voilà, quelle bouteille choisir pour que ce moment ne tourne pas à la catastrophe gustative ?

Choisir un vin qui se gardera et se sublimera pendant 20 ans. Dans l’évolution du vin, il est important de considérer 4 phases :

  1. Jeunesse
  2. Maturité
  3. Apogée
  4. Déclin

N’importe quel vin gardé assez longtemps, passera par ces 4 phases, néanmoins selon le vin, la durée de ces phases peut se dérouler en quelques années comme en décennies.

Aussi l’idéal est de trouver un vin qui se situera proche de son apogée au moment de l’ouverture, ici nous cherchons un vin pour lequel cela sera le cas 18 ou 20 plus tard. C’est là que ça devient mission impossible. En effet aujourd’hui les vins sont beaucoup moins stables, et très très peu pourront arriver à destination.

Quand j’ai commencé cet article, je suis allé voir un caviste et je pensais qu’il y aurait beaucoup plus de vins susceptible d’être gardés 20 ans qu’en réalité. Son verdict, sans appel : à part les grands vins rouges (comme des grand Bordeaux, où il faut y mettre un sacré prix, et encore rien est sûr), on oublie directement les Bourgogne ( 5 et 10 ans max de garde), il conseille de ce tourner vers de bons liquoreux, qui reviendront moins cher et qui tiendront mieux la longue garde. Un bon Jurançon, ou un Sauternes, si vous pouvez vous le permettre, pourquoi pas un Château d’Yquem.

Faire bien attention au millésime

En effet en fonction de cela, votre bouteille sera plus propice ou non à une garde qui le sublimera. Tournez vous vers un caviste d’expérience, qui saura vous conseiller sur quelques bouteilles pas forcément très connues, mais qui pourront peut être servir votre but – comme pour des projets d’investissements finalement (cf. cet article) !

Une fois le Graal trouvé, veillez a bien le conserver, à l’obscurité, dans l’idéal une température entre 10°C et 15°C, humide mais pas trop, et un lieu où l’air circule. Nous verrons dans un prochain article tout ça en détails.

Une fois la date du grand jour arrivé il y a un petit indice qui peut nous permettre de savoir si le vin sera oxydé ou non. En pratique le vin ne doit pas descendre en dessous de la limite du goulot. En effet si c’est le cas cela nous renseigne sur la qualité du bouchon et le risque d’oxydation du vin. Il serait dommage d’attendre si longtemps pour se rendre compte que finalement le vin n’est plus buvable.

En conclusion, aujourd’hui ce cadeau longtemps mis en avant, semble devenir compliqué, à part si vous pouvez vous permettre de mettre une grosse somme dans un grand vin rouge, il vous faudra réaliser une bonne recherche avant de trouver la perle qui se gardera si longtemps, pour un bon prix chercher dans les blancs liquoreux, sous le conseil avisé d’un caviste, car il faut faire attention aux millésimes et aux domaines de production.

Partagez vos découvertes et expériences similaires dans les commentaires. Et vous votre idée vin cadeau ?

Crédit photo : @bhavyeshacharya

D’où proviennent les arômes?

Quand on entend quelqu’un parler d’arôme de banane ou de fraise, on a généralement la première fois tous la même réflexion, WTF ?? qu’est ce que cela vient faire dans le vin ?? et moi personnellement je ne reconnais rien de tel !

Nous allons voir qu’en effet ces arômes sont présents et pourquoi. Ces informations vous donneront de précieuses indications sur le vin (cépages utilisés, famille du vin, millésime pour les plus affûtés etc.) ce qui vous permettra de faire vos accords mets-vin par exemple.

Il existe trois catégories d’odeurs : l’arôme naturel, les arômes identiques naturels, et artificiels. Il n’est pas nécessaire cependant d’approfondir ces catégories pour ce qui nous intéresse.

Ce qu’il faut savoir c’est qu’il s’agit d’une affaire de molécules. Dans les faits on ne retrouve pas d’odeur de laurier, ni d’odeur de citron à l’état pur, dans aucun vin. Il s’agit d’ensembles de composés ayant des structures moléculaires proches ou voisines. Par exemple, l’acétyl-pyridine dégage une odeur de pain grillé, une odeur que l’on retrouve dans certains chardonnays. Dans les sauvignons on retrouve une odeur proche de l’anéthol, composé présent dans la badiane, l’anis ou le fenouil.
Plusieurs composés donnent l’illusion d’un aliment bien distinct, comme la banane, la fraise, le champignon etc.

Alors comment ces arômes se retrouvent dans le vin ?

Pour faire simple, pendant la vinification, se déroule une fermentation alcoolique et malolactique (transformation de l’acide malique en acide lactique), des molécules se transforment et l’on voit apparaitre de nouvelles molécules odorantes qui peuvent donner l’illusion d’odeurs bien connues (fraise, banane, anis etc.)

Bien sur pour reconnaître les arômes dans le vin il faut d’abord les avoir identifier séparément au préalable, donc prochainement nous verrons dans un nouvel article, un exercice ludique qui vous permettra de mettre des arômes en mémoire.

Comment s’équiper pour une dégustation de vin réussie ?

La dégustation de vin parfaiteAvant de rentrer dans le cœur de la dégustation de vin, il est important d’éclaircir un point. Il existe une idée reçue selon laquelle la qualité d’un vin est une valeur absolue, et que peu importe la manière dont il est dégusté, il sera bon pour tout le monde, dans n’importe quel verre, décanté ou non etc. Nous allons voir que ce n’est pas le cas.

La dégustation de vin est avant tout subjective ! Peu importe son niveau de connaissance dans le vin, les impressions, les perceptions et ressentis, formeront à chacun une représentation du vin différente. Aussi beaucoup de choses rentrent en jeu dans l’appréciation de celui-ci. Autant se mettre dans les meilleures conditions pour se faire plaisir en dégustant.

Les verres pour une dégustation de vin parfaite

Le verre a une importance capitale dans la dégustation, il va définir notre première impression, il doit mettre en valeur l’élégance du vin ( un beau verre à pied vous procurera une meilleure impression qu’une tasse à café ).

La forme du verre et sa contenance sont primordiales, en effet selon la forme, le verre révèlera certains arômes au nez et certains goûts en bouche selon l’endroit où le verre déposera le liquide ( le bout de la langue révèle le sucre, le fond de la langue révèle l’acidité).

Cela ne transformera pas un vin ordinaire en très bon vin, mais il sera révélateur de plusieurs aspects du bon vin. C’est comme si vous regardiez un bon film sur une vieille télé transistor puis ensuite au cinéma, le film est le même mais il y a de fortes chances que vous l’appréciez plus au cinéma.

Privilégiez un verre à pied avec un long pied fin, une épaule large ( l’épaule est la partie la plus large du verre), et qui se resserre au niveau de la bouche.

A savoir : Les verres de vins sont faits généralement pour être remplis jusqu’à l’épaule, de manière à avoir la bonne contenance quand vous pencherez le verre jusqu’à votre bouche, mais aussi pour pouvoir faire tourner le vin sans le renverser, afin de libérer les arômes.

Les tires bouchons adaptés

Les tires bouchons ont eux aussi leurs importances, et pour bien comprendre pourquoi et lequel choisir je vous conseille de regarder la vidéo Ouvrir une bouteille de vin :

Le résultat pour un meilleur rapport fonction/qualité/prix reste de loin le sommelier.

La carafe qui convient

Une carafe à vin peu avoir deux utilités :

  • soit faire aérer un vin jeune, pour atténuer quelques inconvénients dû au jeune âge et harmoniser le tout
  • soit pour faire décanter un vin âgé, en séparant le vin de son dépôt

Il faut éviter les carafes de type larges et plates, ce sont les plus répandus, mais elles offrent un trop grand contact avec l’air et libèrent trop rapidement les arômes, de plus elle ne sont pas pratiques pour servir. Optez pour une carafe de type « canard ».

Les facultatifs :

  • Un bec verseur bouchon
  • Collier de bacchus (collier anti-gouttes)

Si vous avez regardé la vidéo sur les tires bouchons, vous avez sans doute remarqué à quel point il est important d’éviter le plus possible tout contact entre le vin et toutes parties en contact avec l’ancienne capsule, afin d’éviter que le goût du vin ne soit altéré par diverses particules ( poussières par exemple ). Ces deux objets après leur usage premier pourront favoriser cette protection lors d’une dégustation de vin.

Posez-nous des questions dans les commentaires si vous souhaitez avoir plus de précisions et découvrez nos stages d’oenologie – ceux de Strasbourg par exemple 🙂 – pour découvrir le matériel utilisé.